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 Noir d'Ebène Partie I

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Melëth
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MessageSujet: Noir d'Ebène Partie I   Ven 20 Juin - 19:10

"Il fait nuit... où suis-je ? Je ne comprends rien... "

Au centre le la minuscule chambre, dans un coin prés de la fenêtre aux volets clos, une fillette était recroquevillée, la tête entre les genoux et les genoux contre la poitrine. Elle avait mal, trés mal. Elle ne savais pas où exactement, mais c'était douloureux. Elle voulait se lever mais ses jambes restaient figées. De toute façon elle savais que la porte était fermée à clé. Comment le savait-elle ? Ca aussi elle l'ignorait. Inconsciemment un seul mot parvint à sortir de sa bouche :

"...Papa..."

Puis elle ouvrit grand les yeux, un violent mal de tête la força à se replier davantage. Elle pris son crâne entre ses mains, gémit et pleura pendant plusieurs minutes. Elle ne comprennait rien du tout. Elle ne savait pas qui elle était, ni d'où elle venait. Le simple fait d'avoir prononcé le mot "Papa" l'avait plongé dans une douleur insupportable et au fond d'elle sa propre voix lui criait " mais papa est mort !". Et si c'était vrai ? Si son père était mort ? Elle ne s'en souvenais pas, elle ne se souvenait de rien. La peur l'envahit alors. La peur de la solitude. Combien de temps allait-elle rester là ? Allait-elle mourir ? Sans qu'elle ne s'en aperçoive les minutes passèrent, la plongeant peu à peu dans un état secondaire. Un peu de lumière passa à travers les volets sombres et grinçants. Une lumière rouge comme la braise. Des cris se firent entendre, des bruits de combats suivirent. L'enfant se leva et s'approcha de la lumière. Un oeil fut éclairé par le mince rayon, un oeil noir brillant de larmes. Sa petite joue poussiéreuse était rougie elle aussi. Elle se mit sur la pointe des pieds afin de voir ce qui se passait dehors, mais elle ne voyait presque rien. Une route pavée sous la lumière des flammes, en bas des humain affrontant des elfes en tenue bizarre qui semblaient les empêcher d'entrer. Une nouvelle pensée lui traversa l'esprit : "on vient me chercher..."

"Hein ? qui ça ? pourquoi on viendrait me chercher ?"

Quelques humains parvinrent à rentrer par la grande porte juste sous sa fenêtre. La fillette réagit avec un temps de retard, totalement perturbée par ce qui lui arrivait. La porte de la pièce, juste derrière elle, vola en éclat. Quand les humains entrèrent elle était à genoux, se protégeant les yeux avec le bras non seulement des débris de porte mais aussi de la lumière du feu trop forte pour ses petits yeux habitués à l'obscurité. Ils étaient trois, trois humin dont une femme. Celui du milieu entra et s'avança vers elle d'un pas précipité avant de la soulever dans ses bras. Impossible de voir leur visages avec cette lumière. Elle se laissa faire et l' homme l'emporta avec lui, ses compagnons sur ses talons.

"il faut partir d'ici maintenant, et vite !"

La voix de la femme resonna dans les oreilles pointues de l'enfant.

" Et aprés, on n'a aucun endroit où se cacher ! tu as signé notre arrêt de mort à tous !
- Ca m'est égal du moment que la petite ne risque rien !"


Ils montèrent sur leurs chevaux, l'enfant bien enroulée dans la cape de son porteur. Elle aperçu derrière eux les elfes qui les poursuivaient. Les cavaliers s'en furent rapidement sur la route pavée. Ils étaient dans une ville, une ville d'efles. Au galop sur leurs montures ils sortirent par une imposante porte, une vingtaine de gardes à leurs trousses. La petite leva le regard vers l'humain qui la transportait mais ne vit que le bas de son écharpe. Ainsi ces humains étaient venus la chercher. Et ils voulaient la mettre en sécurité. Pourquoi en sécurité ? C'étaient des amis à elle ? Elle ne s'en rappellait pas non plus. Et à chaque essai sa tête la faisait souffrir. Elle se concentra sur le son des sabots des chevaux sur la route pour oublier de penser, de toute façon c'était inutile.

Au bout d'un moment elle sentit la main de l'humain se resserrer sur son épaule. Elle leva ses yeux vers lui et croisa son regard clair. Il avait l'air inquiet. Encore plus quand il remarqua qu'elle ne semblait pas le reconnaître.

"comment ça va Melëth ?
- Melëth ? Je m'appelle comme ça ?"


Ses yeux se firent bouleversés aux paroles de l'enfant, comme si il redoutait qu'elle ne connaisse pas son propre nom. Il fixa de nouveau la route devant lui et axeléra le pas.

"oui, tu t'appelles commes ça..."

Elle se mit à trembler sans comprendre. Elle avait froid, mais aussi peur de ce qui allait lui arriver. Serrée contre cet humain, elle sentit comme une présence rassurante, comme si elle le conaissait depuis longtemps. Inconsciemment elle pensa "Papa ?" mais à nouveau sa propre voix dans sa tête lui répondit "Papa est mort...". Les larmes lui montèrent aux yeux. Alors que le groupe de cavaliers fuyaient les lieux au plus vite, elle éclata en sanglots, le visage enfoui dans la cape de son porteur. Elle avait peur, peur qu'il la laisse, peur d'être à nouveau seule.

Les cavaliers écoutèrent en silence les pleurs de l'enfant qu'ils avaient sauvé. Aucun n'osait parler, ni même la consoler. Ca aurait été inutile. Il fallait pour l'instant la sortir de là et se cacher quelque part.

***********************************************************************

Melëth se réveilla en sursaut et se redressa dans son lit. Les flammes, la ville, les elfes...Elle voyait tout. Tout sauf ce qu'elle aurait vraiment souhaité voir : "son" visage. Elle leva la tête en direction de la fenêtre de sa chambre de la Baie-du-Butin. Il faisait encore nuit, et elle avait chaud. D'un geste vif elle écarta les draps et se leva pour sortir un peu sur le pont. les planches grinçaient sous ses pieds nus. Dehors tout était calmes. Seuls quelques marins faisaient la fête sur un des bâteaux accostés dans l'aprés-midi; leurs chansons et l'odeur d'alcool montaient jusqu'ici. Cela dit elle s'en contrefichait. La seule image qui occupait son esprit était celle de cet humain qui l'avait sauvée il y a douze ans.

"qui es-tu...? j'aimerais tant le savoir enfin..."

En baissant les yeux elle croisa son propre reflet sur l'eau quelques mètres plus bas. Elle se sourit à elle même.

"toi aussi...qui es-tu hein ?"

Elle porta sa main à son pendantif sans quitter son image des yeux, pensive. Elle savait bien que ce n'était pas en restant bien sagement en ville qu'elle allait en savoir plus sur ses origines. Mais pour aller chercher des indices, encore fallait-il une piste à suivre, ou au moins un endroit où chercher...
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Melëth
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MessageSujet: Re: Noir d'Ebène Partie I   Sam 28 Juin - 11:33

Marcher toujours marcher... elle en avait marre... Et Orphaline qui était encore introuvable. Par Elune Reflet de Lune n'était pourtant pas si grand ! Seulement voilà, cela faisait des heures qu'elle cherchait son élève au milieu des Kaldoreis et des Taurens. D'ailleurs ils étaient tous trés nombreux... à tous les coups Orphaline lui avait demandé de venir un jour de rassemblement exceptionnel. Et avec son sens de l'orientation déplorable ele devait sûrement être en train de chercher sa route aux alentours de Strangleronce...

"Orpha... dés que tu arrives, je t'offres une boussole..."

Melëth alla s'asseoir sur un banc, lasse de parcourir le village en long, en large et en travers. Pourtant à peine assise elle aperçut la tête pâle de son élève, le nez dans son bouquin qui ne semblait absolument pas savoir où elle allait. Elle ne tarda pas à rentrer dans un tauren. Elle coutinua tout de même sa route comme si de rien était jusqu'à ce que son mentor ne la rattrappe.

Dame Melëth ? Vous voilà déjà ?
- Déjà ? Orpha on était censé se retrouver il y a deux heures et demi !"


Orphaline se fit toute petite devant Melëth qui agitait les bras dans tous les sens en lui hurlant diverses paroles en darnassien qu'il valait mieu ne pas traduire... Le semi elfe finit tout de même par se calmer et elles s'isolèrent prés du lac.

"Alors Orphaline, qu'as-tu trouvé cette fois ?
- J'ai pu retrouver la trace de la famille Esthar Dame Melëth... Pas de doutes, tous ont été tués sur les terres de Lordaeron il y a bien des années maintenant... Cela dit j'ai changé de source et j'ai pu suivre la trace de Meredith Esthar.


Melëth eu l'impression de respirer pour la première fois aprés des années. Malheureusement le regard d'Orphaline la poussa bien vite à redescendre sur terre.

"mes recherches se sont hélas arrêtées au mur de Greymane...
- Que veux-tu dire...?
- Aprés avoir quitté les Kaldoreis pour épouser le seigneur déchu Elias Esthar, tous les deux sont partis vers Gilnéas. Et comme ça remonte à loin et que depuis les portes du royaume sont fermées... je ne sais pas la suite... Si ils ont réussi à passer où non. Une chose est sûre, c'est que si nous ne faisons pas fausse route depuis le début, c'est là-bas que doivent se trouver des traces de vôtre passé. Malheureusement nous n'avons aucun moyen de vérifier, le mue de Greymane est infranchissable...je suis désolée..."


Melëth baissa les yeux et s'appuya nonchalament sur l'arbre derrière elle. Décidément tout s'accordait à dire que son passé lui-même avait tout arrangé pour qu'elle ne le retrouve pas. D'un autre côté ça aurait été trop simple, et elle saurait depuis longtemps qui elle est.

"Mes parents ont disparu prés de ces murs il y a plus de vingt ans... Ensuite je suis née et eux ils sont morts...c'est tout ce que je sais d'eux. Mais le reste ne colle pas... Les portes de Gilnéas se sont fermées et pourtant j'ai fini on ne sait comment chez les Sindoreis quand j'étais enfant. Et l'humain qui est venu me chercher n'était pas mon père...J'ai l'impression que plus je cherche et moins je comprends...

Elle se prit la tête entre ses mains, cherchant une nouvelle fois à tenter de trouver ne serait-ce l'ombre d'une réponse, mais rien.

"Orphaline, tu es bien sûre que seule la famille Esthar maîtrisait le "démentèlement de l'âme" ? Il n'y aurait pas un autre clan parrallèle ?"

La kaldorei aux cheveux d'argent lui répondit par un triste hochement de tête. Melëth ne pouvait descendre que de cette famille. Elle-même le savait. Elle ne maîtrisait pas encore tout à fait ses yeux, mais elle savait bien qu'elle avait les capacités d'exploiter toutes les possibilités de ces yeux...et ce n'était pas rassurant ni pour retrouver ses origines, ni même pour son avenir de prêtresse. Orphaline la fixait d'un air navré.

"qu'allez vous...faire...Dame Melëth...?"

Reprenant ses esprits la semi-elfe adopta un regard qui se voulait determiné. Elle se redresse et remit son sac sur ses épaules. Elle tourna le dos à son élève, prête à repartir.

"Je vais aller jeter un oeil à ce mur pour commencer... Je n'ai pas beaucoup d'espoir, mais ça me remettra les idées en place. Ensuite je chercherais l'ancien manoir prés de Lordaeron...je suppose qu'il sera "habité" mais je "négocierais" si il le faut.
- C'est risqué ! il y a des nécrogardes partout ! il vous n'y êtes jamais allé c'est pas pour rien vous allez vous faire écorcher !
- je n'ai plus le choix Orpha... cette fois ça passe ou ça casse..."


Melëth sourit à son élève et repartit vers le Sud. Orphaline se laissa glisser le long du tronc de l'arbre sur lequel son mentor s'était appuyée quelques minutes plus tôt et la regarda disparaître dans l'ombre des arbres.

"Votre cher Ekhiras a une bien mauvaise influence sur vous Dame Melëth... vous avez interêt à revenir entière...."
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MessageSujet: Re: Noir d'Ebène Partie I   Jeu 24 Juil - 12:40

Lordaeron, cité en ruines occupées par les nécrogardes. Tout au fond d'une rue dévastée un manoir sombre et silencieux attire le regard d'ébène de Melëth, tapie dans l'ombre. Elle savait bien qu'au moindre feux mouvement elle serait repérée et ne tenait pas à ce que ces charmants morts-vivants l'invitent à "dîner".
Elle s'avança vers la lourde porte recouverte de moisissure et de poussière. Celle-ci n'était pas fermée. Melëth hésita un instant, il ne serait pas étonnant aprés tout que l'ancienne demeure soit "occupée", c'était quand même un logement de Nobles.

" Oh et puis zut ! j'entre ! si je me fais sauter à la gorge je dirais que je suis la propriétaire légitime des lieux...."
Elle sourit nerveusement, pas sûr que ça lui sauve la vie au contraire mais bon...Elle poussa la porte et entra. Le bois moisi grinça et le bruit resonna dans tout le hall. Il faisait sombre, tout était encore intact et en place, s'il n'y avait pas eu tant de pousiière on aurait pu croire que les derniers occupants étaient partis hier. La maison était vide, pas un bruit. Melëth s'avança à pas de loups sur le plancher grinçant. Elle avait la sensation de connaître ces lieux. Elle entre dans le salon et s'approche de la vieille cheminée en pierres. Il y avait un fauteuil juste en dessous d'une grand portrait de trois personnes. Un homme était debout à côté d'un autre à peine plus jeune et portait le tabard de la Croisade écarlate. Ils avaient les yeux noirs. Prés d'eux dans ce même fauteuil était assise une jeune adolescente aux yeux violets, elle avait le regard triste. Les inscriptions en bas du tableau disaient : "Derik, Elias et Leanor". Melëth se recula et alla du côté de la bibliothèque dans l'autre pièce à côté, elle conaissait le chemin sans savoir pourquoi. Elle chercha quelques minutes mais trouva trés rapidement un arbre généaligique. Elle remarqua une chose étrange en le feuilletant : certains membres e la famille avaient leurs noms entourés de violet, d'autres et vert. En trouvant la page des héritiers principaux elle retrouva les noms de Derik, Elias et Leanor, les trois enfants du chef de famille. Le nom d'Eleanor était entouré de vert, celui d'Elias et Derik de violet. Les noms des deux aînés étaient par contre sauvagement rayés. Mais le regard de la Vestal se tourna vers une lettre cachetée de l'étendar de Gilnéas sur le bureau prés d'elle. Poussée par sa curiosité elle pris la lettre qui était déjà dépliée. Elle était signée d'Elias Esthar.

"une lettre de ... père...?"

Cher père

Je sais que mon départ vous a énormément affecté et je ne suis plus digne aujourd'hui de me considérer votre fils. Mais mon amour pour ma soeur cadette me pousse à vous supplier de ne pas la forcer à continuer ainsi. Leanor est destinée à devenir puissante mais un tel acharnement à vouloir faire d'elle un membre d'Elite au plus vite ne fera que précipiter une mort certaine. Elle est bien trop jeune pour manipuler le démentelement de l'âme, beaucoup trop jeune. Père je vous supplie d'entendre raison et d'attendre encore un peu.

Elias


Melëth serra le morceau de parchemin dans sa main et reporta son regard sur l'arbre généalogique, "Eleanor Carla Esthar, décédée". Elle retourna contempler le tableau dans le salon.

"Votre père n'a pas entendu raison, il a finit par tuer votre soeur..."

Il lui sembla un instant se souvenir de cette fille. Son visage souriant et sa main qui lui tendait un ruban jaune. Mais cette vision disparut bien vite. Maintenant Melëth avait la certitude que son père était entré à Gilnéas, mais il lui restait une chose à vérifier, cete histoire de "démentèlement de l'âme" avait un rapport avec ses yeux et il fallait qu'elle sache de quoi il s'agissait. Rangeant la lettre dans sa poche elle retourna vers la bibliothèque.
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Melëth
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MessageSujet: Re: Noir d'Ebène Partie I   Jeu 24 Juil - 20:00

Les heures passaient au milieu des livres poussiéreux de la bibliothèque abandonnée. Melëth, bien que rassurée, était surprise de ne voir débarquer aucun nécrogarde ou l'éventuel occupant des lieux. Tous ces livres racontaient l'histoire des Esthar, les origines mystérieuses de leurs yeux étranges, les abus causés par ce fameux "démentèlement de l'âme" et la déchéance du clan, mais aucune explication sur ce sort qui avait visiblement tué sa tante aux yeux violet.

"ça ne sert à rien... autant tâcher de trouver des survivants..."

L'arbre généalogique à ses côtés, elle chercha dans les mémoires et récits de ses ancêtres toute trace d'un éventuel héritier perdu tout comme elle mais sans résultat. Tous les Esthar, du gamin e sept ans au plus vieux, étaient mort pendant la guerre en tentant de retrouver la grandeur de leur famille. Les autres qui, accablés par la honte, s'étaient éxilés, avaient tout simplement péri dans des batailles anonymes sauf ses parents disparu dans la nature. Pourtant, alors que tout espoir la quittait, elle reporta son regard sur le grand portrait du salon. Derik Esthar avait rejoin la Croisade Ecarlate, il était partit au Monastère sûr d'arriver par ce chemin à reconquérir la gloire de ses ancêtres. Elle ouvrit son mémoire qu'elle avait mit de côté. Ses écrits s'arrêtaient là, au jour de son départ. Il n'y avait rien de plus ensuite qu'un petit portrait de sa soeur collé sur une page avec une lettre de celle-ci à moitié brûlée :

Vous auriez dû la voir mon cher frère, elle a les yeux de notre cher Elias. Mais le gardien ne veut pas l'emmener au manoir de peur que père lui fasse subir le même labeur que moi. Vous nous manquez et même Meredith m'a avoué qu'elle vous espérait. Je dois hélas me résigner à tenter demain ce sort funeste pour la dernière fois. Mon cher frère je prie pour que vous, de nous trois, restiez en vie.

Leanor Carla Esthar de Lordaeron


Le début de la lettre était brûlé, comme si on avait tenté de détruire cette missive mais qu'une personne l'avait sauvé à temps. Melëth comprit alors que ce bout de papier parlait d'elle. Elle était donc sortie de Gilnéas en compagnie d'une personne qui l'avait emmenée voir sa soeur. Elle vit sur la datation de la lettre que lorsque celle-ci avait été écrite elle devait avoir environ cinq ans.

"Je suis sortie de Gilnéas avec quelqu'un... j'ignore comment et pourquoi... mais je sais en revanche que je n'ai jamais pu y retourner. En tout cas ce qui est sûr c'est que Derik Esthar a rejoint la Croisade... et qu'ensuite il a disparu dans la nature. Il y est peut être encore..."

L'idée que la seule famille qui lui restait devait être aussi fanatisé que les autres fous du monastère ne la réjouissait que peu. Mais c'était sa seule piste. Par respect pour "sa" maison elle rangea correctement tous les livres qu'elle avait parcouru et vint se recueillir quelques minutes devant le portrait de son père et sa jeune soeur avant de s'en aller. Le plancher grinçait toujours, il pleuvait dehors. Melët rabattit sa capuche sur son visage et longea les ruelles mortes jusqu'aux portes des ruines. Sa prochaine étape était le monastère. Si Derik Esthar était en vie, il devrait lui donner des réponses, même si elle peinait à admettre que pour le bien de l'alliance, elle devait se préparer à tuer son oncle.
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