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 [HISTOIRE] L'Ancienne Langue

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Assahab
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Assahab

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MessageSujet: [HISTOIRE] L'Ancienne Langue   Jeu 7 Juin - 17:40

Extrait de l'Essai sur l'Histoire et la Symbolique d'Abrahm Gauphron Al'Fier Al'Tenea. ANNEXE 3 : Introduction à L'Ancienne Langue.



D’innombrables historiens de l’Ordre se sont attachés à percer les mystères qui entourent le Serment des Quatre ou les Temps Obscurs. Ils ont tous invariablement été confrontés aux mêmes difficultés. D’abord, les sources étaient quasi-inexistantes et souvent douteuses. Ensuite et surtout, elles étaient le plus souvent rédigées dans une variante de ce que les érudits nomment l’Ancienne Langue.

Les principaux travaux au sujet de l’Ancienne Langue ont été menés par Garh Kihlan Al’Torn Al’Elizaën, Maître de la Fondamentale, du huitième siècle de la Fondation. Ses ouvrages font autorité quant à la compréhension de l’Ancienne Langue que nous pouvons avoir aujourd’hui, et il publia notamment un précis appliqué et un dictionnaire qui restent aujourd’hui encore les meilleurs éléments pour comprendre les bribes de ces temps passés et en percer le sens. Ainsi, l’auteur se fend dans la préface d’un rapide état des lieux, dont voici quelques extraits :

« L’étude de l’Ancienne Langue est doublement troublante pour celui qui cherche à en découvrir les origines. D’abord, elle n’a aucun lien de parenté avec la Vieille Langue qui était parlée couramment à Strom lorsque le serment des Quatre fut prononcé. Les rares comparaisons étymologiques qu’on puisse tenter se heurtent invariablement à des échecs cuisant. Aucun appariement clair n’a pu être trouvé, et l’on peut affirmer sans se tromper que ces deux langues ont des racines différentes.

Pendant un temps, les recherches ont amené à penser que l’Ancienne Langue avait été forgée par Arith lui-même, et que ce dernier souhaitait créer une langue « authentique et pure » à même d’exprimer les Six Fondements à la fois dans leur simplicité et dans leur grande profondeur. Ces affirmations provenaient cependant de plusieurs mythologistes appartenant à la même école, et qui s’empruntaient là une référence plus poétique que réelle. Les études que j’ai pu mener sur certains anciens documents m’amènent à une conclusion toute différente.

[…]

Le système d’écriture originel était certainement fort différent de celui qu’employait Prythémus Lysandor lui-même dans ses célèbres poèmes. Ainsi, il ne fait guère de doute que l’utilisation du jeu de caractère de la Vieille Langue (qui est aussi celui du commun actuel) n’est en fait qu’une simple transcription phonétique de l’Ancienne Langue, qui était dotée à l’origine d’un système de runes à clef initiale tout à fait particulier : Les symboles, écrits de droite à gauche, étaient indexés par une rune particulière qui en éclairait le sens, et certains esprits se sont enharids à penser qu’il s’agissait là plutôt d’un système de cryptage […] D’autre encore ont avancé que les glyphes présentes sur la Marque étaient tout simplement l’expression des Six Fondements dans l’Ancienne Langue originelle, et ont cherché à reconstituer l’alphabet runique avec ces maigres informations, sans y parvenir. »
(1)


Il semblerait toutefois que Garh Kihlan a eu bien plus de sources à sa disposition que le Grand Hall de la Plume n’en contient lui-même, et la grammaire qu’il a établie n’a jamais pu être accréditée entièrement par les linguistes des générations ultérieures. Elle donne cependant des résultats suffisamment satisfaisants sur les textes connus pour être jugée fiable, encore que les résultats les plus probants s’appliquent naturellement aux ouvrages postérieurs à la parution de son Précis Appliqué.

Grammaire

Notre but n’étant pas de prétendre à l’exhaustivité, nous rappellerons simplement ici les règles fondamentales de l’Ancienne Langue. Muni du dictionnaire adéquat, il est possible à partir de ces quelques éléments de déchiffrer grossièrement les extraits cités dans cet ouvrage (et dont je donne par ailleurs la traduction):


· Les noms sont séparés selon leur genre, et l’Ancienne Langue comporte trois genre : le masculin, le féminin et le neutre.

· Le nombre n’est jamais expressément noté, mais peut être retrouvé à partir des verbes dans la plupart des cas. Ainsi, Kalim représente indistinctement le chat, ou les chats. Certains qualificatifs permettent d’insister sur le caractère isolé ou non du sujet néanmoins, la distinction entre l’individu et le groupe étant fondamentale dans la compréhension des mécanismes de l’Ancienne Langue. Ainsi, l’adverbe hèn, appliqué au nom Kalim, permet d’insister sur l’isolement du chat, sa solitude. La locution hèn Kalim reste cependant intraduisible en commun, et les traducteurs s'accomodent du contexte pour en déduire le sens le plus juste.

· Il apparaît clairement que l’Ancienne Langue utilise un système de déclinaison bien différent du commun. De plus, la place des mots dans la phrase ne présuppose pas du sens grammatical de ce mot au sein de la phrase. Les noms ont un suffixe qui dépend de leur qualification et l’on distingue habituellement quatre modes majeurs (à rapprocher de certaines langues nordiques construites de la même manière) : Vocatif(sujet), Accusatif(complément direc), Génitif (complément du nom), Datif(complément indirect).

· Les déclinaisons varient selon les noms, et l’on peut distinguer deux déclinaisons principales, qui sont présentées dans le tableau ci-dessous. Les noms de la première déclinaison sont généralement masculins, ceux de la seconde généralement féminin (avec de rares exceptions). Habituellement, on classe dans un troisième groupe toutes les déclinaisons irrégulières, pour lesquelles aucun mécanisme simple n’a été trouvé.

· La ponctuation n’existe pas en tant que telle dans l’Ancienne Langue. La première lettre de chaque phrase semble cependant doublée. Les phrases interrogatives et exclamatives sont produites à partir d’adverbes placés en début de phrase, dépendant de la question posée (voir annexes 4 et 5).


L’exemple suivant présente rapidement les deux déclinaisons connues (elles représentent plus de 70% des mots présents dans le dictionnaire de Garh) :


1ère déclinaison: Galaâd (La Lumière), n.m.



V.----- Galaâd
A.----- Galaâden
G.----- Galaâdâr
D.----- Galaâdê



2nde déclinaison : Enabath (l’origine [parfois, poét. : le ruisseau, le torrent] ), n.f
.

V.----- Enabath
A.----- Enabathan
G.----- Enabathun
D.----- Enabathâ


2nde déclinaison : Madreth (la Mort, également Septième Fondement, 4ème Appui), n.f.



V.----- Madreth
A.----- Madrethan
G.----- Madrethun
D.----- Madrethâ




Concernant les verbes, il faut noter immédiatement que le futur ne semble pas exister dans l’ancienne langue. Pour exprimer un fait qui va se produire, l’adverbe Pàn (demain, bientôt) est invariablement utilisé en début de phrase, suivi du déclamatif..

Le présent ne comporte qu’un temps, le déclamatif. La particularité la plus intéressante est qu’il existe une multitude de temps pour exprimer le passé, chaque temps, en plus d’exprimer des variations sur la durée, s’attachant également à transcrire le caractère ou le sentiment qui accompagne la plume qui écrit. L'on distingue ainsi plus de quinze temps réguliers auquel il faut ajouter trois formes irrégulières et non comprises. Cette richesse est certainement l’explication la plus simple au succès qu’a rencontré l’Ancienne Langue chez les poètes ou les chantres, qui trouvaient là naturellement un formidable moyen d’expression, subtil et varié, pour conter les Hauts-Faits des Pairs de l'Ordre. Pour plus de détails sur ces temps ou ces déclinaisons, l’on se reportera au Précis d’Ancienne Langue, et nous ne présenterons ici que le Déclamatif, temps le plus utilisé dans les documents formels et les compte-rendus. Seul un groupe de verbes à pu être dégagé néanmoins, et les carences de compréhensions sont importantes pour plus de la moitié des termes connus.

Luhemie (aimer, adorer, infinitif en mie)


1.P.S. Luhe
3 P.S. Luhen
1.P.P. Luhede
2.P.P. Luheni
3.P.P. Luhende


A noter encore que la seconde personne du singulier n’existe pas en tant que tel, et les érudits se plaisent à sourire devant le vouvoiement systématique (ou le tutoiement) qu’employaient les Anciens.








(1) Garh Kihlan Al’Torn Al’Elizaën, Précis d’Ancienne Langue, origines, compréhension, grammaire, 797 C.Asz., Préface

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