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 Je me souviens de larmes...

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Kelric le Rédempteur
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Date d'inscription : 10/02/2008

MessageSujet: Je me souviens de larmes...   Ven 29 Fév - 1:03

Des larmes. Je me souviens de larmes.
Des souvenirs que j'aimerai oublier... et que je chéris en même temps. Vous ne comprenez pas ? Je ne suis pas sûr de comprendre moi-même...
Certains d'entre vous me connaissent déjà. Je ne suis jamais entré dans les détails, cependant, vous connaissez déjà mes traits les plus évidents. Vertueux... Pieux... Trop, diront certains. Tant pis. La Lumière m'a fait tel que je suis.
Je crois que chacun de nous a, dès la naissance, quelque chose à accomplir. En bien ou en mal. Mais nous avons tous une tâche.
La mienne est rédemptrice.
Je suis Kelric. Pour certains, je suis un frère. Pour d'autres, je suis le Champion de la Lumière, le Rédempteur. D'autres encore me considèrent comme une recrue de l'Epée. Mais pour tous, je suis Kelric.
Mon cœur demeure en Lordaeron.
J'y suis né, et, plus précisément, dans la cité de Stratholme. Les temps étaient si calmes... Une belle vie. J'avais des amis, une famille...
Et en un éclair, tout cela m'a été retiré.
Tous ont fini consumés par le feu du Fléau. Tous... sauf moi.
Je me ;souviens m'être maudit, maudit mille fois, pour avoir échappé à tant de souffrance, à un destin si cruel ! Je n'avais rien fait pour mériter le salut ! Pourquoi eux, m'étais-je demandé, et pas moi ?
je me souviens d'avoir erré sans but dans les ruines fumantes du pays que j'avais tant chéri, et qui n'était plus que l'ombre d'une nation tombée face à la corruption suprême. D'avoir erré, et pleuré aussi. J'ai tellement pleuré, Lumière Sacré... Des jours entiers passés à me lamenter. Lorsqu'enfin, j'eus fini de sangloter, je décrétais avoir pleuré pour toute une vie. Que plus jamais, je ne pleurerai.
Comme les hommes peuvent être prompts à tomber dans l'erreur...
En ce temps-là, j'étais vraiment dans la main de la Lumière. J'ai rencontré par hasard un convoi armé, défendu par les derniers et les plus acharnés soldats de Lordaeron. Un convoi qui allait gagner Austrivage, pour finalement se rendre dans la lointaine cité de Hurlevent.
Hurlevent... Un nom synonyme d'espoir.D'illumination. De pureté.
J'ai vraiment eu de la chance ce jour-là. Ce convoi était le dernier. Ces survivants étaient les derniers. Et j'en faisais partie.
Nous sommes les Fils de Tirisfal... et nous avions failli. Ce fut dans l'amertume la plus complète que je me joignis à la caravane...
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Kelric le Rédempteur
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MessageSujet: Re: Je me souviens de larmes...   Dim 2 Mar - 21:01

Bois-du-Bûcher...
Maudit ! Mille fois maudit soit ce nom !
Maudit... Et béni. Tout pouvoir exige des sacrifices. Cette nuit-là, j'ai dû payer le prix.

La caravane était arrivée dans la village, qui n'était pour elle qu'une étape de nuit, et l'avait trouvé désert. La rumeur s'était propagée, et disait que la population avait été tuée par le Fléau. Nous avons, nous, civils, commis l'erreur de nous disperser, pour que chacun ait son lit et son toit...
La nuit. La plus sombre nuit que j'ai jamais connue.
Il pleuvait. Le ciel était chargé de nuages noirs, menaçants... Parfois, un éclair jaillissait, et illuminait les cieux. C'était un de ces éclairs qui m'avait réveillé... Je revois sa lueur argentée passer sur mon visage. Je rêvais... Je revoyais des images de ma ville en feu. Des gens qui fuyaient Stratholme. Et ceux qui n'y étaient pas arrivés...
Oui, cet éclair avait été le bienvenu. Affolé, j'essayais de me calmer. Je décidais d'aller faire un tour, malgré la pluie battante et le bruit assourdissant du tonerre. J'avais enfilé ma cape et j'étais sorti.
Je m'étais balladé... Le mot est inexact, mais vous comprenez ce que je veux dire. Je m'étais déplacé dans le village, et, peu-à-peu, je m'aperçus que le village était réellement désert. Même ceux de la caravane étaient partis.
J'avais commencé à paniquer, pour de bon, cette fois. Survivre à Stratholme... Au Fléau... A une fuite désespérée à travers Lordaeron... Pour finir abandonné, seul, au milieu d'un village maudit ? L'idée semble assez comique, mais je peux vous garantir que, sur le moment, je n'ai pas eu cette impression.
Je me souviens avoir regardé autour de moi, et m'être dirigé vers le seul bâtiment éclairé : la forge. Ses soufflets fonctionnaient toujours, et la braise rougeoyante était un réconfort, une source de lumière dans mon univers envahi par les ombres.
Je m'étais approché d'elles pour me sécher et me réchauffer. J'étais trempé jusqu'aux os. Puis il y avait un crissement, différent du crépitement du bois ardent. Lentement, je m'étais retourné... Par la Lumière, de toutes les visions que je n'oublierai jamais, celle-ci est la première. La première d'une longue série...
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Kelric le Rédempteur
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MessageSujet: Re: Je me souviens de larmes...   Mer 5 Mar - 22:01

Il était là.
Il se tenait à quelques pas de moi, impassible, sous la pluie battante. Son regard était vide, et il semblait ne pas être capable de se tenir droit. Cependant, dans ses yeux brillait une lueur. Ce fut cette lueur étrange qui m'empêcha de me jeter sur lui pour l'étreindre.

- Mon frère ?

Celui qui avait été le meilleur de mes amis au point que je l'appelle frère se tenait devant moi. Ses vêtements étaient déchirés, et il avait écopé de plusieurs plaies encore suintantes. Comme moi, il avait vécu à Stratholme, mais je le croyais mort. Tué par le Fléau. Ou par le Prince parjure. Mort dans tous les cas... Et pourtant. Pourtant, ce jour-là, il se tenait devant moi, bien vivant. A moins que...

- Mon frère ? Répétais-je.
- Kel...ric...

Il semblait avoir du mal à parler. A respirer, aussi. Ce fut à ce moment-là que je compris qu'il ne respirait plus.
La non-vie m'avait pris l'être qui s'était le plus rapproché d'un frère pour moi ! C'en était trop !
La peur s'empara de moi. J'étais tétanisé. Paralysé. Il commença à avancer vers moi d'un pas traînant. Sa jambe droite était inanimée. Un mince filet de bave coulait entre ses lèvres... Je les voyais mieux, à présent. Elles étaient boursoufflées. Son teint était pâle... Lumière Sacrée ! Jamais je n'ai eu aussi peur. Dans un effort de volonté, je réussis à reculer d'un pas, puis de deux... Jusqu'à ce que je trébuche sur une caisse et tombe en arrière. Ma tête avait cogné le sol. J'étais sonné ; je ne pouvais plus bouger. Plus après cette vision d'horreur.
Il entra dans la forge, sa démarche toujours lente. Sans détourner le regard, il prit un tisonnier et le leva. A la vue de la barre de fer au bout rougeoyant, je pris conscience que ma vie était en jeu.
Son visage masqué par la semi obscurité de la forge, dont une partie seulement était éclairé par le rougeoiment des braises et de son arme, n'affichait toujours aucune expression. Mais, je pouvais le sentir : il n'était plus fait que de haine.
Brusquement, je repris le contrôle de mes membres. L'adrénaline montait au fur et à mesure qu'il se rapprochait ; j'essayais de ramper, sur le ventre, pour lui échapper.
Mon hurlemenent avait déchiré la nuit lorsque le fer ardent avait touché la peau de mon dos, faisant fondre ma chair, laissant une marque que je garderai à jamais comme un souvenir de ma faiblesse.
En me débattant, j'ai fauché la jambe de mon adversaire. Il est tombé, et a lâché le tisonnier, qui est tombé dans le bac de braises.
Malgré la douleur, je réussis à me traîner jusqu'à un appui, et à me relever. Le mort en fit autant. Mon dos me lançait ; l'air était encore imprégné de l'odeur de la chair calcinée. Peu de choses m'avaient déjà inspiré tant de dégoût, mais cela n'avait plus d'importance. Je ne pensais plus qu'à une chose. La survie.
Je me suis jeté sur lui, et nous avons roulé dans la boue, sous la pluie, chacun essayant d'asséner un coup à l'autre. Cependant, j'étais plus rapide que lui.
Je hurlais. Je hurlais de rage et de douleur, et je hurlais toujours lorsque je pris sa tête entre mes mains. L'espace d'une seconde, je cru aperçevoir une autre lueur dans ses yeux... Comme une plainte.
J'oublais rapidement cette vision et enfonçait mes pouces dans ses orbites graisseux. Ce fut à son tour de hurler, mais sa voix était... je ne saurais le décrire... Mais ce cri renfermait de la haine.
Il s'était jeté sur moi, et m'avait mordu le bras jusqu'au sang, m'arrachant un peu de chair. Il était certes aveugle, mais je n'avais pas eu le temps, ni la force de bouger.
Mon regard accrocha des rondins qui avait été déposés devant la scierie, derrière lui. Certains avaient été taillés en pointe, sûrement pour servir de pieux, ou pour réparer la barricade qui entouraît Bois-du-Bûcher. Peu importait. J'avais eu une idée.
Il toucha la brulure qu'il m'avait infligée. Je hurlais à nouveau lorsqu'un éclair de doulreux parcourut mon corps.
Il m'asséna un coup de poing en plein visage, mais sa force était négligeable. Dans un élan de courage... de force... de folie... d'énergie du désespoir... appellez cela comme vous voulez.. je réussis à nous relever. Je l'empoignais, je l'entraînait vers le pieu, derrière lui. Finalement, je le poussais ; il s'était accroché à moi, et ses ongles pourris laissèrent quelques traces sur mes épaules.
Il s'empala sur le pieu, sa colonne vertébrale se rompant dans un craquement sonore, et ses tripes pourries s'écoulant peu à peu de la plaie béante qui avait été ouverte sur son ventre.
Devant le cadavre empalé de celui qui avait été le meilleur de mes amis, mon frère, je tombais à genoux, et pleurais. Le temps n'avait pour moi plus aucune signification. J'étais torse nu, exception faite de quelques lambeaux de chemise, mon pantalon était également déchiré à maints emplacements. Seules mes chaussures étaient encore à peu près intactes.
Lorsque le mort-vivant expira, sa tête tomba en avant, laissant pendre autour de son cou une chaînette d'argent. Tournant sur lui-même, le pendentif semblait vouloir me rappeller l'être bon qu'il avait été. Sur ce médaillon, fait d'argent lui aussi, était gravé et souligné à l'encre bleu l'insigne de Lordaeron.
Machinalement, ma main toucha mon propre pendentif, identique en tous points à celui qui pendait au cou du malheureux. Nous nous étions offert ces bijoux à Stratholme, quelques semaines avant les signes annociateurs du Fléau, en signe d'amitié éternelle.
Ravalant mon chagrin, je me levais. La pluie était toujours abondante, et chaque goutte tombée sur ma brûlure me faisait mal. Cependant, je m'étais rapproché du mort-vivant, et, d'un coup sec, j'avais arraché la chaînette à son cou. Il ne méritait pas de la souiller ainsi.
Je ne sais pas si je pleurais encore. Les larmes descendaient mes joues au même titre que les gouttes de pluie. Je ne saurais les différencier.
J'étais totalement épuisé. Je n'avais plus la force de rien faire, sinon respirer ; pourtant, mes jambes semblaient me porter seules. Vers la chapelle.
J'entrais dans le bâtiment. Il était vide, mais tous les objets étaient encore à leur place. Je m'avançai, et tombai littéralement à genoux devant l'autel.
Je me souviens d'avoir prié. Cette fois-ci, je pleurais ; j'en étais sûr. Le médaillon entre les mains, je priais pour que l'âme de mon ami n'ait pas été corrompue. Car je savais que, tout comme moi, son âme était contenue dans son médaillon de par son serrment, et sa signification.
Je me souviens de larmes...
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Kelric le Rédempteur
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MessageSujet: Re: Je me souviens de larmes...   Jeu 6 Mar - 21:11

- Alors ?
- Aucune idée. Nous avons fait ce que nous avons pu. Il peut nous revenir dans la minute comme dans trente ans...
- Pauvre gosse, quand même. Vous croyez que c'est lui qui a eu la goule ?
- Probablement. Mais c'est tout de même extraordinaire... Pourquoi lui et pas les autres ?
- La Lumière veillait sur lui. C'est le seul à avoir gardé la foi, frère.
- Un raisonnement bien religieux, si vous voulez mon avis.
- Je suis un Chevalier de la Main d'Argent. Tous mes raisonnements sont religieux. Et ce médaillon ? Pourquoi ne lui avez-vous pas enlevé ?
- Nous avons essayé, mais la main est crispée ; on ne peut la désserrer sans craindre de l'endommager. On dirait qu'il s'y raccroche...

J'ouvrais péniblement les yeux à ce moment-là, prenant peu à peu conscience de l'endroit où je me trouvais. Une chambre. J'étais allongé dans un lit ; devant moi, deux hommes, l'un chauve et vêtu d'une robe blanche, et l'autre, les cheveux bruns descendant en cascade dans son dos, portant une cape et une lourde armure de plaque sur laquelle étaient inscris nombres de prières et symboles magiques.
J'avais un goût de cendre dans la bouche. J'essayais de me redresser, mais la douleur dans mon dos, qui avait jusqu'alors disparu, refit parler d'elle. Dans un râle, je retombais sur le lit.

- Par la Lumière ! S'exclama le premier.
- Quand je vous disais qu'il était béni, railla le second.

Tous deux s'approchèrent de moi. j'avais les yeux mi-clos ; j'étais sonné par la douleur, et mon esprit était encore embrouillé.
Le premier homme, qui semblait être un prêtre de la Lumière, posa sa main sur mon épaule et me parla d'une voix calme.

- Du calme, jeune homme. Vous êtes en sécurité, ici.
- Où... quel est cet endroit ? demandais-je tant bien que mal ; j'avais un abominable goût de cendre dans la bouche.
- Vous êtes dans une chambre, à Austrivage. Répondit le second.

Je tournais la tête vers lui. Grand d'environ un mètre soixante-dix, il ne semblait pas être gêné par le poids de son imposant armure ; dans son dos était accroché un impressionnant marteau. Son visage était taillé à la serpe ; il avait à la fois un air dur et bienveillant.

- Un Paladin... dis-je dans un souffle.
A ces mots, ils me sourit.
- Exactement, je suis frère Athalus, Chevalier de l'Ordre de la Main d'Argent.
Je le regardai, abasourdi. Son sourire s'élargit lorsqu'il remarqua mon air désapointté.
- Tu as de la chance que nous soyions passés par là, mon jeune ami. Sans cela, tu aurais été mangé par les mort-vivants - ou pire. Mais maintenant que les présentations ont été faites, peut-être pourrais-tu lâcher ce médaillon, ou tu vas couper la circulation du sang dans ta main.
Le médaillon.
Par la Lumière, j'avais complètement oublié le médaillon !
Mon poing se déserra - jusque là, je n'avais même pas remarqué qu'il était serré - et le médaillon tomba. Le prêtre le rattrapa et l'examina d'un oeil qui se voulait expert.

- L'insigne du royaume... Qu'est-ce que ce bijou a de si particulier pour que tu le chérisses autant, mon fils ?

Le prêtre me rendit le bijou, et je le contemplait pendant un long moment avant de répondre :

- Ce médaillon contient l'âme corrompue de mon frère. Je dois le purifier par le feu d'un lieu saint.
- Comment sais-tu que ce bijou contient l'âme de ton ami ?
- Je ne le sais pas, mon père. Je le sens.

Le prêtre lança au Paladin un regard désapprobateur, mais ce dernier lui retourna un sourire radieux.

- Quel est ton nom ? Me demanda-t-il finalement.
- Kelric.
- Et tu es persuadé de sentir que cet objet contient l'âme de ton frère, Kelric ?
- Jamais je n'ai été aussi sûr de quelque chose, seigneur.
- Et tu dis vouloir le purifier ?
- Je dois le purifier. C'est le seul espoir de rédemption pour mon frère...

Son sourire s'élargit encore un peu plus, et le regard du prêtre se fit, parrallèlement, plus désapprobateur encore.

- Je vais à Hurlevent, pour rendre compte à l'Archevêque des derniers evènements. Je ne vais pas passer par quatre chemins, Kelric, fils de Lordaeron ; tu as en toi l'etoffe d'un prêtre autant que d'un guerrier. Je te propose de t'emmener avec moi ; nous partirons aussitôt que tu seras assez remis pour monter à cheval.
J'en restais sans voix, et le prêtre semblait tout aussi surpris que moi.
- M'emmener à Hurlevent, seigneur ?
- Athalus, vous n'y pensez pas !
- Oh que si, j'y pense. Kelric a la foi, la dévotion et la force nécessaire pour y arriver. Ne pas l'emmener serait refuser le cadeau que nous fait la Lumière.
- Il n'est pas prêt !
- Il ne pourrait pas être plus prêt ! Il a vu la mort, l'a vaincue, et cela uniquement animé de sa foi ! Il est tout aussi prêt que n'importe lequel d'entre nous !
- S'il vous plaît, j'ai pris ma décision. Dis-je aussi fort que je le pouvais.

Les deux hommes se turent et le fixèrent du regard ; je déclarais alors :

- Seigneur Athalus... Je viens avec vous. Nous partons dans deux heures.

Le Paladin hocha la tête, tout à fait conscient de la situation, et de la valeur de l'engagement que je venais de prendre. Le prêtre, lui, lui lança un regard noir, mais lorsque ses yeux se posèrent sur moi, il se calma et soupira.

- Et bien, mon fils... Puisse la Lumière t'accompagner.

Sur ces mots, il était sorti. Je ne l'ai plus jamais revu par la suite.
Deux heures après cette discussion pour le moins animée, je chevauchais aux côtés d'Athaslus et de ses deux compagnons. Nous quittâmes Austrivage, et je ne revis pas la ville avant plusieurs années.
Il nous fallut quatre jours de voyage pour finalement aperçevoir au loin les hautes flèches de la Cathédrale de la Lumière. Je fus introduit au sein de l'Eglise comme apprenti Paladin, et appris les voies de la Lumière.
Quant au médaillon... Un soir, je m'étais approché de la flamme éternelle, au coeur du vaste chef d'oeuvre architectural qu'était la Cathédrale.
Je tremblais lorsque je sortis le bijou, et tendis la main au dessus du feu, et, au bout d'un moment qui m'avait paru durer une éternité, lâchait le médaillon. Il se consumma comme du bois, et, dans la nuit glaciale, je crus entendre un murmure.
Résigné, je regagnais ma chambre. Puisses-tu reposer en paix, mon frère, au sein de la Lumière Sacrée.
Au bout de sept ans de labeur, de travail acharné, je pus enfin accéder au statut de Paladin. Au bout de ces septs ans, je n'étais plus le jeune homme dépassé par les avènements que j'avais été autrefois; non.
J'étais Kelric le Rédempteur, Champion de la Lumière, Chevalier de la Main d'Argent, et la Lumière m'animait !
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